Consignes cycloniques

Vignette

Les cyclones représentent le danger météorologique majeur pour la Nouvelle-Calédonie, en particulier pendant la saison cyclonique de novembre à avril. Face à un tel risque, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a mis en place une procédure d’alerte cyclonique. 

Picto risque majeur 1

 

Dès qu’une dépression tropicale au stade de dépression tropicale forte pénètre ou se forme dans la zone d’avertissement, Météo France Nouvelle-Calédonie avertit la DSCGR. En fonction de la menace, le président du gouvernement prend la décision d’activer le dispositif ORSEC en matière de risque cyclonique qui comprend plusieurs niveaux d’alerte :

Tout ouvrir / Tout fermer

Il est conseillé de :

  • suivre l’évolution du phénomène et écouter les consignes spécifiques à la situation diffusées par les médias ;
  • ne pas planifier d’activité en extérieur de longue durée ;
  • faire le plein de carburant des véhicules ;
  • constituer une trousse de premiers secours ;
  • contrôler les toitures et enlever tout objet pouvant devenir un projectile ;
  • contrôler et nettoyer les chéneaux et gouttières ;
  • élaguer les arbres à proximité des habitations ;
  • prévoir des moyens d’éclairage de secours et constituez une réserve d’eau potable ;
  • constituer une réserve de denrées alimentaires ;
  • ne pas sortir en mer, renforcer les amarres des bateaux à quai.

Il est conseillé de :

  • faire le choix d’un hébergement de proximité en cas d’un trop grand éloignement du domicile ;
  • démonter les installations aériennes, échafaudages, etc. ;
  • faire le plein de carburant des véhicules ;
  • mettre immédiatement les grues de chantier en position de sécurité ;
  • arrêter progressivement toute activité professionnelle qui ne concourt pas à une action de sécurité civile ;
  • contrôler les systèmes d’évacuation d’eau pluviale (chéneaux, gouttières…) ;
  • ne plus pratiquer d’activité nautique quelle que soit sa nature ;
  • rejoindre les lieux de résidence ;
  • si le domicile n’est pas une construction solide ou s’il est situé dans une zone menacée par la marée de tempête ou une inondation, gagner un abri sûr signalé par les services municipaux, faire part de ce choix aux voisins ou à la famille et s’y tenir ;
  • le cas échéant, débrancher le système de remplissage des citernes d’eau pluviale ;
  • abriter les animaux domestiques ;
  • poser du ruban adhésif sur les baies vitrées ;
  • mettre les documents personnels (papiers d’identité, carnets de vaccination, etc.) à l’abri, hors d’atteinte de l’eau.

Il est conseillé de :

  • ne pas circuler à pied, à bicyclette ou avec tout moyen de locomotion motorisé ;
  • rester confiné à l’intérieur des habitations ou des abris publics mis à disposition par les mairies ;
  • veiller à s’éloigner des baies vitrées ;
  • occulter les ouvertures des habitations avec des volets ou, à défaut, des panneaux de bois cloués ;
  • repérer les endroits les plus résistants du local, s’y tenir et se protéger, si la situation se dégrade ;
  • surveiller la résistance de l’abri et de ses ouvrants en redoublant de vigilance la nuit ;
  • être attentif au risque d’inondation ;
  • être vigilant en permanence malgré des accalmies cycloniques ;
  • attendre impérativement la fin de l’alerte de niveau 2 pour sortir de son habitation.

Il est conseillé de :

  • rester informé de l’état des réseaux et voiries publics ;
  • reprendre une activité normale ;
  • respecter l’interdiction de baignade et des activités nautiques ;
  • ne pas toucher les fils électriques au sol ou sur les routes ;
  • prendre garde aux chutes d’objets et glissements de terrain ;
  • éviter l’utilisation des téléphones pour ne pas saturer les réseaux sauf nécessité absolue ;
  • signaler les blessés ou les victimes éventuelles aux services publics de secours ;
  • participer activement aux opérations de solidarité, sur demande de l’autorité compétente ;
  • si l’urgence le justifie, conduire avec grande prudence et éviter les points bas (inondations) ;
  • vérifier l’état de conservation des aliments avant de les consommer ;
  • ne consommer l’eau des citernes ou du réseau de distribution qu’après confirmation de son caractère potable ;
  • en cas d’urgence, et en situation de carence d’eau minérale en bouteille, faire bouillir l’eau pendant 10 minutes et la consommer après refroidissement ;
  • rassembler en un seul lieu extérieur les éventuels animaux trouvés morts et solliciter les services compétents pour les ramasser ;
  • réparer et conforter les bâtiments si nécessaires.
Quand doit-on quitter son travail ?
L’alerte 1 préconise un arrêt de toute activité en particulier professionnelle, de manière progressive. Afin de clarifier la situation, la réglementation impose, depuis janvier 2018, la cessation d’activité deux heures avant le déclenchement de l’alerte 2. De plus, chaque entreprise doit anticiper son organisation en cas de cyclone en établissant un plan de mise en sécurité de ses installations et de son personnel, qui prévoit notamment la libération des salariés en prenant en compte l’éloignement avec leur domicile. Pour pouvoir mettre en œuvre cette mesure, l’heure de passage théorique en alerte 2 est désormais précisée par la DSCGR lors de ses bulletins d’alerte.
Mieux visualiser les niveaux d’alerte
Un outil cartographique permet de visualiser sur une carte de la Nouvelle-Calédonie les alertes émises par la DSCGR à l’approche d’un phénomène cyclonique. Un dégradé de couleurs, allant du plus clair au plus foncé, permet d’indiquer, en temps réel, les communes qui sont en pré-alerte, alerte 1, alerte 2 ou en phase de sauvegarde. En cliquant sur un point de la carte, il est aussi possible d’accéder aux consignes qui correspondent à chaque niveau d’alerte. Cet outil est visible sur le site Internet de la DSCGR et sur les supports des médias partenaires en cas d’alerte cyclonique.